Le galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata) est une petite herbacée de la famille des Astéracées (ancienne famille des Composées). Originaire de l’Amérique Centrale, il a conquis la plupart des continents en raison de sa reproduction très rapide. C’est une annuelle qui aime les sols travaillés et riches ainsi que la lumière. C’est pourquoi il affectionne tant les jardins et les cultures mais on le trouve aussi près des habitations et sur les décombres. Il devient parfois envahissant car il peut former de grandes colonies.

Si vous en avez dans votre jardin, ne les laissez pas monter en graine et profitez-en pour vous en nourrir après les avoir arrachées.

De 30 à 80 cm de haut, les tiges sont dressées et très ramifiées au sommet. Toute la plante est poilue. Les feuilles sont simples et dentées et sont disposées par paires opposées sur la tige. Les fleurs sont de très petits capitules (3 à 5 mm) avec deux types de fleurs : des fleurs tubulées jaunes au centre et cinq fleurs ligulées à trois dents sur le pourtour.

La plante fleurit de mai à octobre.

Confusions possibles

Il existe deux espèces de galinsoga difficiles à différencier mais c’est sans conséquence car elles ont toutes deux les mêmes utilisations. Le galinsoga à petites fleurs (Galinsoga parviflora) est moins velu que le galinsoga cilié (Galinsoga quadriradiata) et a des feuilles plus petites. Il est moins fréquent en Haute- Loire.

Les galinsogas peuvent être confondus avec l’ortie royale (Galeopsis tetrahit), reconnaissable par sa tige à section carrée et par ses feuilles qui portent de nombreuses nervures profondes. En fleurs, les deux plantes se différencient facilement.

Le galeopsis étant une Lamiacée, ses fleurs sont de type bilabié, blanches à roses et disposées en glomérule.

Dans la salle de bain

La plante serait astringente. Elle est utilisée en Afrique pour soigner les piqûres d’insectes et d’ortie (comme notre plantain local !). En masque, notre peau et nos cheveux peuvent bénéficier de la richesse en vitamines du galinsoga. Il suffit de mixer la plante, de l’appliquer sur le visage en couche épaisse et de laisser agir pendant un quart d’heure. Les peaux grasses, abîmées ou fatiguées bénéficieront de l’astringence de la plante.

En cuisine

Riches en protéines, en minéraux (calcium, fer…) et vitamines (C, B2, PP et C), les galinsogas ont une grande valeur nutritive. Toutes les parties tendres de la plante se consomment crues ou cuites. Cuisinées seules ou en mélange avec d’autres légumes, elles parfument délicieusement les salades, les jus, les smoothies, les soupes, les gratins. Séchées, elles servent de condiment. Leur saveur rappelle celle du topinambour tout en étant beaucoup plus digeste.

RECETTE : GALINSOGA à la crème

Ingrédients

• 300 à 400 g de galinsoga (feuilles et jeunes tiges)

• 10 cL de crème de soja

• 1 càc de jus de citron

• 1 càc de miso brum

• Un petit oignon

• 2 gousses d’ail

• Sel, poivre

Préparation

Laver la plante, essorer et enlever les plus grosses tiges. Dans une poêle, faire revenir doucement l’oignon émincé dans un peu d’huile d’olive. Quand il commence à dorer, ajouter le galinsoga et laisser cuire pendant 5 à 10 minutes. Mixer tous les ingrédients dans un blender ou avec l’aide d’un mixer plongeur. Ajouter un peu d’eau pour obtenir la consistance souhaitée. Goutter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Servir chaud avec une céréale ou des pâtes, ou bien froid en tartinade.