Photos Hubert DE BONNEVILLE

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une carotte qui pousse toute seule !
Comme sa soeur cultivée, la carotte sauvage présente un intérêt culinaire et médicinal. Allons à sa rencontre. Très proche par son allure et son odeur à celle cultivée, la carotte sauvage (Daucus carota), est une plante commune de la famille des Ombellifères (Apiacées). Ses ombelles de fleurs blanches égayent les bords de chemins et routes, les prairies, cultures et friches de mai à octobre.
La carotte est une plante bisannuelle. La première année, ses feuilles, finement découpées comme la carotte cultivée, forment une rosace. La deuxième année, les ombelles de fleurs blanches apparaissent. Souvent on découvre en leur centre une fleur stérile de couleur différente allant du rose au pourpre sombre. À la base de l’ombelle se trouvent une couronne de feuilles longues et découpées, appelées bractées. À maturité les rayons se redressent et les fruits couverts de crochets sont comme emprisonnés à l’intérieur.

Confusion possible
La carotte sauvage peut être confondue avec d’autres ombellifères mortellement toxiques comme la grande ciguë (Conium maculatum). Quand la plante est en fleurs, pas de problème ! La fleur rouge du centre de l’ombelle de la carotte permet de certifier notre identification. Mais quand la plante
n’a que des feuilles ça se corse ! Regardez bien la tige : celle de la carotte est poilue et sans tache, celle de la ciguë, tachetée de rouge à la base, est glabre (c’est-à-dire sans poil). N’oubliez pas de froisser les feuilles pour sentir l’odeur de la plante : celle de la carotte est bien connue tandis que celle de la ciguë est désagréable et rappelle l’urine de rat. Et pour vous rassurer, sachez qu’aucune plante toxique de la famille des Ombellifères n’a de poil.

 

Propriétés médicinales
Dépuratives, les carottes soignent les inflammations digestives et bronchiques, les maladies du foie et de la peau.

 

Cuisine sauvage

Sauvage ou domestiquée, la plante entière est comestible : elle est consommée crue, cuite ou en aromate.
La racine, blanche, est ramassée à la fin de la première année avant que la floraison n’épuise les réserves contenues dans la racine. Cueillies d’octobre à mars, elle est tendre et charnue mais plus fibreuse qu’une carotte cultivée.
Les fanes sont délicieuses dans les soupes, gratin, pesto, jus vert… On choisit les jeunes feuilles qui sont plus tendres.
Les fleurs, ajoutées dans les salades, décorent et parfument.
L’arôme des graines est agréable et rappelle celui de la poire, mais seulement si on les a cueillies au bon moment, quand elles ne sont ni trop vertes, ni trop mûres ! Elles parfument toutes sortes de desserts et boissons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La mouche de la carotte, la petite fleur pourpre au milieu de la floraison blanche est la signature de la carotte sauvage. sa couronne de feuilles, et sa tige poilue

 

 

 

Photos Hubert DE BONNEVILLE