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Ma carrière de cycliste a démarré tardivement sur le plateau du Haut Vivarais aux côtes relativement courtes et aux dénivelés modestes. Je garde néanmoins une préférence pour les terrains plus plats. En mai 2014, je décide de rallier Biarritz à Nantes par la Vélodyssée. 800 km sur la carte, que je parcoure seule, en totale liberté, dormant dans les campings.

Pour rouler facile, chargeons léger. Je ne garde donc que l’essentiel, devenant ainsi experte en minimalisme !

Matériel de base. Un VTC léger – 11kg, des pneus un peu large pour le confort, le moins équipé possible, pas de garde-boue, de protège chaîne, de panier, de rétroviseur, mais un compteur.
Incontournable : 2 sacoches imperméables en toile plastifiée (une pour les vêtements, toilette, l’autre pour la cuisine) et sur le porte-bagage une légère tente 2 places, et un matelas autogonflable.
Cuisine : Je dispose les sacoches en paravent devant le réchaud  »bleuet » 1 feu, la feuille d’alu et le carton de la tablette de chocolat comme couvercle sur la casserole inox.
Alimentation végétarienne bio :
Matin : 2 figues, 2 pruneaux, des raisins secs, 1cc de graines de lin trempées la veille, galettes de riz ou maïs, boisson chaude.
Midi : fruit, amandes, dattes, biscuits, chocolat.
Dîner : généreuse gamelle de légumes cuits avec sarrasin ou millet et quelques lentilles, miso, huile, algues, agrémentée d’orties, pissenlits et autres plantes sauvages.
Trousse de toilette : dans un petit sac plastique, de la poudre dentifrice fabriquée maison (2/3 d’argile blanche, 1/3 bicarbonate de soude, 1 pincée de sel fin, et facultatif 1 ou 2 goutte  d’huile essentielle de menthe ou de citron) 1 brosse à dent pliante, 1 petit morceau de savon de Marseille pour la douche, le shampoing et le lavage, 1 crème visage, 1 lait corps. Un gant de toilette pour m’essuyer.
Trousse de secours : je pars du principe que tout va bien se passer et je n’emmène que du chlorure de magnésium en paillettes (nigari). Une bande de pansement à découper. Une paire de ciseaux.
Vêtements achetés dans des friperies. Mes préférences : soie pour les chemisiers, viscose pour les pantalons (plus respirante que le polyester). Pour les petits matins frisquets, un tee-shirt à manches longues, une laine polaire et sous le pantalon un collant fin dont j’ai coupé les pieds. Lors de grosses chaleurs, ces vêtements larges et souples me protègent du soleil et sèchent au fur et à mesure. Je n’utilise pas de crème solaire dont je redoute les produits chimiques.
Une visière.
La cape de pluie en plastique recouvre le guidon et coupe le vent. Je la glisse le soir sous le sol de la tente, un peu fragile à mon goût (légèreté oblige !).
Des sandales de marche pour pédaler et des sabots légers pour le soir.
Couchage : les vêtements pliés en guise d’oreiller, un grand tee-shirt, un caleçon.
Si besoin, des chaussettes, et je m’entortille dans une fine couverture avant de me glisser dans le duvet.
Et finalement, 1400 km au compteur !

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L’EQUIPEMENT D’ HELENE EN DETAIL

 Printemps – été 2014 : 2200km, une belle croisière pour mes 70 ans !

Habituée à réduire mon essentiel pendant 7 ans d’habitat en yourte, je pouvais encore faire mieux. 

LA SELLE, tellement importante !
Par exemple, il faut que mes vêtements ne soient pas trop spécialisés afin d’être multi-usages : plutôt que de m’équiper d’un cuissard cycliste – ridicule dans un autre contexte – qu’il faut laver souvent et qui n’est pas sec le matin, j’ai préféré chercher une bonne selle.
Après plusieurs essais, j’ai déniché celle qui me convient (photo). Quand je roule, mon torse est nettement penché en avant ; j’ai donc légèrement basculé la selle pointe vers le bas, de façon à accompagner l’inclinaison du bassin et limiter la pression sur le périnée.
J’emmène une bombe anti-crevaison ((n’ayant jamais crevé je n’ai pas testé son efficacité et le nécessaire de réparation que je transporte est peut-être inutile), une clé allène, une chambre à air, une petite pompe, un lubrifiant sec, une paire de gants vinyle, un chiffon.

LA TENTE : elle n’appartient pas à la catégorie de celles qu’on jette et qui se déploient toutes seules. Néanmoins, une fois montée, on peut la déplacer en la soulevant. Il m’est arrivé par nuit pluvieuse de profiter de la terrasse couverte d’un mobil home inoccupé pour déménager et me mettre au sec. Du coup, je me suis installée d’emblée plusieurs fois sur ce type d’abri discret, protégée de la pluie, du vent et des regards.
J’en apprécie les ouvertures latérales dont les 2 avancées abritent aussi le réchaud par temps de pluie ou de vent. Par contre, les piquets courts en alu ne retiennent pas les tendeurs par grand vent. Un voisin caravanier m’a donné de bons vieux piquets en ferraille de 20cm de long. J’en emmène toujours au moins une paire.

En cas de pluie, je pars du principe que je vais sécher plus vite en étant vêtue légèrement.
1/ très grosse averse, je cherche un abri (avec des rencontres inattendues) et j’attends que ça passe.
2/ pluie passagère, la cape de pluie fait l’affaire : elle recouvre le guidon et une partie des jambes. Je préfère rester en sandales et enfiler les chaussures de rechange que je retrouverai sèches à l’arrivée.

en PROJET, pour aller plus loin…
–        Installer un guidon plat recourbé avec extensions latérales pour changer de position en cours de route.
–        Refaire la Vélodyssée mais dans le sens Nantes/Biarritz, histoire de pédaler vent dans le dos, en prenant plus de temps.
–        Continuer l’Eurovélo 6 – Nantes / la mer Noire – à partir de Bâle, vers l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche, le long du Danube.
–        Toujours en solo et en camping.

 

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