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Le sel de table est en fait du chlorure de sodium et le sodium est l’élément minéral le plus important, en quantité, dans notre organisme. Il participe à l’équilibre hydrique du milieu intérieur. Il est donc indispensable à notre santé. Alors pourquoi nous dit-on de manger moins de sel ?

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Une information qui ne manque pas de sel !

Nous consommons en moyenne 7 à 8 g de sel par jour, alors que l’OMS conseille une consommation de 5  g et que notre organisme n’en aurait besoin qu’entre 2 et 4 g. 90 % des français serait en surconsommation. Il est aujourd’hui prouvé qu’il y a un lien entre l’hypertension et l’excès de la consommation de sel. Selon Pierre Méneton*, une centaine de personnes mourraient chaque jour de surconsommation de sel, soit presque huit fois que par accidents de la route. Il nous faut donc limiter notre consommation, pas facile quand on sait que l’on maîtrise seulement les 30 % qui sortent de notre salière. Les autres 70 % sont cachés dans les produits achetés comme le pain, les charcuteries, les fromages et les produits industriels (soupes, gâteaux, même sucrés, plats préparés).

Comment faire ? Une question d’attention et de bon sens

– Goutez systématiquement les plats avant de saler et oubliez de mettre la salière sur la table.

– Préférez les plats « maison » aux plats industriels cuisinés. Limitez les fromages, charcuteries et eaux minérales gazeuses.

– Lisez les étiquettes. C’est le taux de sodium qui est généralement indiqué. Il suffit de le multiplier par 2,5 pour obtenir la teneur en sel.

– Utilisez les herbes aromatiques et les épices pour relever la saveur de vos plats, en plus ces condiments ont des qualités nutritionnelles intéressantes (les plantes aromatiques sont souvent des plantes médicinales).

– A l’apéritif, oubliez les chips et autres crackers, servez des crudités (tomates-cerises, radis, bouquets de choux-fleurs, bâtonnets de carotte, céleri…) à servir avec des sauces à base de yaourt ou de miso. A vous de jouer pour égayer les papilles de vos convives !

Les alternatifs au sel de table

Le miso, aliment traditionnel au japon, est une pâte fermentée, fabriquée à partir de soja, de riz ou d’orge, d’eau et de sel. Riche en protéines, et en vitamines du groupe B, au goût fort et salé, il remplace avantageusement le sel dans de nombreux plats : bouillons, soupes, plats de légumes et céréales. Il faut le choisir non pasteurisé et l’utiliser en fin de cuisson pour profiter de ses nombreuses enzymes.

Le shoyu ou sauce de soja est un liquide plus ou moins foncé, fabriquée à partir de soja fermenté, d’une céréale, d’eau et de sel. Il est riche en protéines, en sels minéraux et oligoéléments. Sa saveur prononcé et très salé permet de l’utiliser à la place du sel, comme base de bouillon, de marinades et d’assaisonnement des viandes, céréales et légumes.

Le tamari ressemble au shoyu mais est fabriqué sans céréale, il s’utilise de la même façon.

Attention ces trois aliments sont aujourd’hui produits par l’industrie de façon chimique réduisant considérablement le temps de fabrication et donc leur coût. Mais ils ne possèdent plus les mêmes valeurs nutritionnelles, il faut donc choisir ceux fabriqués traditionnellement, même si l’addition est plus salée !

MLD

*Pierre Méneton, chercheur à l’Inserm, dénonce le problème de la surconsommation de sel depuis de nombreuses années. Il a été accusé de diffamation par le Comité des Salines de France, mais le 12 mars 2008, le tribunal a estimé que Méneton a fait preuve d’une « appréciation critique » et les plaignants ont été déboutés.