Votre agenda en Haute Loire

Vous ne savez pas quoi faire ce soir, ce week-end ? Les strada’dates, votre agenda en Haute Loire vous sauvent votre temps libre ! Vous ne trouverez ici pas toutes les manifestations du département et des alentours - Lozère, Ardèche, Cantal, Puy de Dôme, Loire - mais des idées pour vous promener, vous divertir, rencontrer du monde, vous ressourcer, vous cultiver, vous engager… 

Les  sorties qu’on ne trouvent nulle part ailleurs, elles sont là, dans les strada’dates. Normal, parce que vous, lecteurs, pouvez les poster vous-mêmes, et c’est gratuit. Et parce que nous, à STRADA, nous sommes asso’friendly, collectifs friendly, et friendly tout court. 

En plus des idées de spectacles, concerts, conférences, ateliers, trails et balade nature, nous avons deux thèmes en lien avec nos réseaux :
Le bien être avec Rosée de mai, et l'écologie au sens large avec Alter STRADA, le réseau de la transition en Loire et Haute Loire.

Vos événements de la Semaine :

Vogue de Lantriac Évènement terminé

Du 08 août 2026 au 10 août 2026

Manifestations culturelles

Vogue de Lantriac

Lantriac

Ateliers créatifs pour enfants autour du conte de la Fée des eaux, avec Marie Christine GAY

Ateliers créatifs pour enfants autour du conte de la Fée des eaux, avec Marie Christine GAY

Atelier pour s’amuser et apprendre dans une ambiance conviviale et bienveillante, où les enfants créeront leur tableau en monotype, une technique d’impression en négatif qui illustrera un texte poétique imaginer en collectif par les enfants, inspiré du conte auvergnat de la fée des eaux, sous les conseils de Marie Christine GAY.

  • Lieu : Maison des oiseaux et de la nature / 7€ par participant / 5-12 ans

 

 

Maison des oiseaux et de la nature 43380 Lavoute-Chilhac De 15:00 à 16:30

ÉCLIPSE TOTALE DU SOLEIL

Du 12 août 2026 au 13 août 2026

Activités, Ecologie, Spectacles

ÉCLIPSE TOTALE DU SOLEIL

À ne pas rater cet été :

  • le 12 aout, une éclipse totale de soleil, phénomène rare. Malheureusement pour bien la voir il faudra être en Espagne, mais elle sera tout de même spectaculaire en Haute-Loire, avec une obscuration d’environ 95%. Elle aura lieu assez bas sur l’horizon ouest, entre 19h et 21h, avec un maximum aux alentours de 20h20. Essentiel : pensez à vous procurer des lunettes de protection homologuées !
  •  à la même date aura lieu le pic des Perséides, une des plus belles pluies d’étoiles filantes de l’année.

DANS LE CIEL

Stage intensif d’été – danse profonde

Du 07 août 2026 au 14 août 2026

Bien Etre, Activités, Danse, Sport événement

Stage intensif d’été – danse profonde

Stage intensif d’été – danse profonde : ressenti et expression profonde du 7 au 14 août 2026 à Bourg Argental avec Catherine Naivin

L’ESPRIT DU STAGE
Issue de la rencontre historique entre Joseph Pilates et le danseur Jerome Andrews, cette approche propose de « réparer » le mouvement pour libérer l’expression. Danseuse chorégraphe, Catherine Naivin a travaillé pendant plus de 20 ans aux côtés de Jerome Andrews, s’imprégnant de sa constante recherche de présence totale pour atteindre sa Danse. Les Instruments Pilates sont partie intégrante de l’approche technique, la fluidité des tissus le sont pour inviter à une créativité personnelle.

AU PROGRAMME
Matin (9h – 12h30) :
• Technique dans l’espace : des gestes premiers à la conscience du squelette, et à la présence totale en passant par les sens.
• Instruments Pilates : Travail individuel : gagner en ouverture dans la réalité des appuis.
Après-midi (15h – 18h30) :
• Improvisations-danse, dirigées ou libres, avec les tissus…
• …jusqu’à une chorégraphie présentée lors de la fête de fin de stage.

INFOS PRATIQUES
• Lieu : Bourg-Argental – Parc Naturel du Pilat (proche Lyon et Saint-Étienne).
• Tarif : 550 € (tarifs solidaires disponibles).
• Places limitées (accompagnement individuel).

CONTACTS & INSCRIPTIONS Catherine NAIVIN : 06 17 96 67 20
suanoa.danse@gmail.com
Avec la participation de Bernard-David Ginsbourger (Traduction) et de Denise Petel, Dominique Courcelle et Sara Collell (Assistance).

 

Grande salle du Patronage, Bourg-Argental (42) De 09:00 à 18:00

LE GENOCIDE DES ARMENIENS & LA RESTITUTION D’OEUVRES D’ART

Du 13 août 2026 au 14 août 2026

Conférences

LE GENOCIDE DES ARMENIENS & LA RESTITUTION D’OEUVRES D’ART

2 conférences proposées par le Lieu de Mémoire

  • Conférence « Le génocide des Arméniens, premier génocide du XXe siècle : mise en place d’un génocide exemplaire » par Claudine Khatchadourian (Présidente de l’association Rencontres et Culture Arménienne de Clermont-Ferrand)

 Le peuple Arménien a connu depuis des millénaires des aléas sur le contour de ses frontières et de la grande Arménie du 6e siècle avant notre ère nous ne connaissons aujourd’hui que l’Arménie qui se situe entre la Turquie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie et l’Iran. Aujourd’hui elle ne fait que 28 900 km2

La conférence reviendra sur la présence des Arméniens dans l’empire ottoman et sur le génocide des Arméniens de 1915 qui constitue de toute évidence le premier génocide du XXᵉ siècle.

A travers l’histoire de ce génocide qui a fait plus 1.5 millions de victimes Claudine Khatchadourian tentera d’expliquer que ce génocide inaugure des mécanismes de destruction de masse qui seront repris ultérieurement, notamment pendant la Seconde Guerre mondiale avec la Shoah.

A travers l’histoire des victimes, la conférence tentera de faire comprendre ce qu’on vécut les Arméniens d’Anatolie de 1915 à 1921.

Longtemps nié (et encore aujourd’hui par quelques pays dont la Turquie et l’Azerbaïdjan) ou marginalisé, ce génocide reste un enjeu mémoriel et politique majeur. Il est un crime fondateur du monde contemporain.

Pour Claudine Khatchadourian, comprendre le génocide des Arméniens, ce n’est pas seulement rendre justice aux morts, c’est tenter d’empêcher les crimes à venir.

Jeudi 13 août, 18h30, Maison des Bretchs – Gratuit

 

  • Conférence « La restitution d’œuvre d’art spoliées aux juifs pendant la Seconde Guerre mondiale : quelques décisions judiciaires »

 A l’heure où les recherches de provenance et les restitutions occupent une place croissante dans l’actualité des musées et du marché de l’art, Corinne Hershkovitch, avocate au Barreau de Paris et spécialiste du droit des biens culturels et du marché de l’art, parlera des évolutions récentes de la jurisprudence en matière de restitution. Reconnue pour son expertise, Corinne Hershkovitch est intervenue dans de nombreux dossier de restitution de biens spoliés aux juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette conférence est proposée en partenariat avec les Amis du Lieu de Mémoire.

Vendredi 14 août, 18h30, Maison des Bretchs – Gratuit  

LE CHAMBON SUR LIGNON (43) Maison des Bretchs 18:30

35es Lectures sous l’arbre

Du 16 août 2026 au 22 août 2026

Festivals

35es Lectures sous l’arbre

Pour leur 35e édition, les Lectures sous l’arbre mettent à l’honneur Paul Ricoeur, Maryline Desbiolles et l’éditeur Sabine Wespieser.
Sans oublier la poésie, le cinéma, les arts plastiques et la musique.

Avec une cinquantaine de rencontres et plus d’une trentaine d’intervenants, la programmation mêle lectures, échanges, balades littéraires, spectacles, expositions, projections et moments musicaux. Des stages de lecture à voix haute et d’écriture sont également proposés, ainsi que la présence d’une librairie éphémère.

Le festival se tiendra dans différents lieux du Mazet-Saint-Voy, tout en rayonnant autour des communes environnantes situées en Haute-Loire (Le Chambon-sur-Lignon, Tence) et en Ardèche (Le Cheylard, Devesset, Saint-Agrève).

 

Plateau Vivarais-Lignon

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir

EXPOS  de l’ete 2026 aux Roches

Du 21 juillet 2026 au 23 août 2026

Cinéma, Conférences, Expositions

EXPOS de l’ete 2026 aux Roches

Et si vous veniez vous raffraîchir aux Roches ? Certes, l’été y est bien installé, mais la chaleur est beaucoup moins rude qu’ailleurs. Entre les expositions, les Cinémapéros, le parc ombragé et une baignade dans le Lignon à cinq minutes à pied, tous les ingrédients sont réunis pour une vraie parenthèse de vacances. Un peu de culture, un peu de nature, un peu de fraîcheur… il ne manque plus que Vous !

Les expositions Acier semé de Naomi Maury et Créatures d’Arlette et Marc Simon sont ouvertes du 21 juillet au 23 août du mardi au dimanche de 15h à 19h.

Les Cinémapéros commence ce mardi 21 juillet à 19h !

Le fil rouge que Clio Simon vous propose cette année est celui de la « contre-cartographie ». Si une carte relève de la fiction en figeant des écosystèmes en perpétuel mouvement (cours d’eau, montagnes, villes…)  La contre-cartographie, au contraire, cherche à rendre visible ce qui se meut et émeut : les usages, les mémoires, les attachements, les conflits, les récits, les êtres vivants qui composent un territoire.

Chacun des court-métrages de cette programmation réalise, à sa manière, une contre-cartographie qui déplace nos regards.
Au plaisir de vous accueillir aux Roches !
Arlette, Clio, Leïla et Marc SIMON

Naomi Maury, vue d’exposition « Acier semé », Eac Les Roches, 2026 © Blaise Adilon

Acier semé de Naomi Maury

commissaire de l’exposition : Leïla Simon

(…)

L’année dernière, l’exposition Le travail c’est la santé ! empruntait son titre à la chanson d’Henri Salvador. Derrière son apparente légèreté, la citation révélait toute l’ambivalence du travail : ce qui est censé nous construire peut aussi nous user. À travers les œuvres de Bertille Bak, il était question des formes d’exploitation qui traversent nos sociétés, mais aussi, et surtout des solidarités, des résistances et des imaginaires collectifs qui permettent d’y faire face.

Avec Acier semé, l’exposition de Naomi Maury prolonge cette réflexion en déplaçant nos regards. Si le travail demeure présent en filigrane — notamment à travers les récits de personnes dont les corps ont été transformés ou fragilisés par leur activité professionnelle — c’est désormais la question des normes corporelles qui vient alimenter les réflexions de l’artiste que nous avons invitée cet été.

 

Leïla Simon

https://www.eaclesroches.com/exposition-naomi-maury/

 

L’eau était là de Sophie Sherman et Némo Camus

Mardi 21 juillet à 19h

* Morraine de Camille Llobet, 12min

Deux guides de haute montagne crapahutent dans les moraines de la Mer de glace, célèbre glacier du massif du Mont-Blanc. L’image saisit leurs danses avec le vide, la verticalité et l’instabilité du sol. Le son matérialise ce milieu mouvant et imprévisible.

Deux guides de haute montagne crapahutent sans objectif précis dans les moraines de la Mer de Glace. Avant d’atteindre les parois rocheuses, les guides de haute montagne traversent ces gigantesques chapelets de collines instables, mouvantes et imprévisibles.

Cette recherche filmée tente de saisir la personnalité proprioceptive des deux protagonistes et de révéler le milieu à travers leurs gestes. Arpenter des pentes abruptes ou des arêtes étroites, dévaler des terrains instables au quotidien transforment le corps et s’impriment dans les articulations. Sarah et Laurent dansent avec le vide, la verticalité et l’instabilité du sol, à l’affût de ce qu’indique l’ensemble de leurs sensations.

Le son matérialise ce milieu mouvant : écoulements, craquements et écroulements habitent la vallée glaciaire devenue caisse de résonance.

* L’eau était là de Sophie Sherman et Némo Camus, 15min

💧 Programmé en partenariat avec SISMAE

Le marais du Wiels est né de ces aberrations urbaines qui parfois donnent lieu au miracle. Un projet de construction éventre littéralement un site au point de percer la nappe phréatique. Puis le projet est abandonné, l’eau est là et redonne naissance à un écosystème que désormais les habitants défendent bec et ongle.

 

Belle River de Samuel Matteau, Yannick Nolin et Guillaume Fournier

Mardi 28 juillet à 19h

 

* Belle River de Samuel MatteauYannick Nolin et Guillaume Fournier, 11min

💧 Programmé en partenariat avec SISMAE

Les crues printanières du Mississippi atteignent des niveaux records. En Louisiane,

les habitants de Pierre-Part se préparent au pire. À moins d’un revirement de situation inattendu, les autorités locales seront bientôt contraintes d’ouvrir les vannes du déversoir de Morganza, afin de préserver d’une inondation certaine les villes de La Nouvelle-Orléans et de Bâton-Rouge. Foi et résilience sont les deux meilleures armes dont ils disposent encore, devant l’incertitude.

 

* Le Fond de la Seine d’Ivan Argote, 16min

Que nous dirait La Seine si elle pouvait nous parler ? Se souvient-elle de tout ce dont nous avons rêvé, imaginé et dit à son sujet ? De ses passages lumineux, de ses recoins

sombres ? De tous les secrets déposés ? Des mots d’amour ? Des chagrins ?

Le Fond de la Seine nous parle à la première personne, nous dévoilant un portrait poétique d’un fleuve chargé de vie, de luminosité, d’histoires et d’espaces sombres. Ce portrait réalisé grâce à des images subaquatiques et des images de paysages, narré par une voix puissante et accompagné d’une bande son émouvante, se construit au fur et à mesure du film. Depuis sa source timide, origine de nombreux mythes paléolithiques, en passant par des recoins doux et cristallins qui lentement deviennent une puissante masse d’eaux, route industrielle, passage urbain et de pouvoir qui finit par se déverser dans l’océan en fusionnant coeur et âme avec toutes les masses d’eau sur terre.

Le Fond de la Seine nous parle d’une façon sensible, des sentiments et fantasmes que nous projetons envers ce fleuve que nous connaissons si bien et qui pourtant nous cache tant de choses.

 

Mardi 4 août à 19h

* The Messengers d’Ivan Argote, 30min

Gaby et Blaine sont deux jeunes américains à la conscience politique aiguisée. Ils déambulent dans deux villages historiques, l’un en Colombie (Mompox) et l’autre en Andalousie (Arcos de la Frontera). Une atmosphère foisonnante, faite de voix, de folklores, de paysages et d’architectures accompagne leur conversation. Colonisation et post-colonisation, tradition et modernité, influences culturelles… tout cela entre en friction et s’entremêle, créant un récit onirique dans lequel Gaby et Blaine semblent se perdre, ce qui nous renvoie à la fragilité de nos identités politiques et éthiques.

 

Attendre ou provoquer de Matthieu Quillet et Julie Romeuf

Mardi 11 août à 19h

* Attendre ou provoquer de Matthieu Quillet et Julie Romeuf, 16min

Lettre filmée à partir du texte « Chroniques du pied de biche – Quelques éclats de vie par effraction », témoignage subversif, offensif mais aussi autocritique sur une expérience de vie de 15 ans (et plus) en squats.

* Espacio Seguro d’Ivan Argote, 19min

« Iván Argote associe de façon conceptuelle deux villes auxquelles il est

personnellement lié : Bogota, où il est né et a grandi, et Paris, où il s’est formé en tant qu’artiste et où il réside. Il filme les inscriptions laissées sur les murs de son quartier par le collectif de femmes artistes Collages Féminicides. Au moyen de phrases courtes mais reconnaissables, elles soulignent l’omniprésence des violences faites aux femmes et des féminicides en France. En accompagnement de leurs collages, la voix de Diana Rodriguez Franco, la « Secretaria de la Mujer de Bogotá », la responsable du département Droit des femmes de la ville de Bogota, chargée de mettre en place des politiques de prévention de la violence domestique et d’aide aux victimes. Malgré la différence de langues, le film compose une grammaire commune qui souligne la gravité de la situation et le besoin d’agir immédiatement. »

Leonardo Bigazzi – FIDMarseille

 
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* ENTRÉE libre pour chaque évènement *

 

 

LE CHAMBON SUR LIGNON (43) EAC les Roches - 77, route de Saint-Agrève

Les mardis PLANTES ET SANTE

Du 01 juillet 2026 au 25 août 2026

Bien Etre

Les mardis PLANTES ET SANTE

Le programme : ICI

Chambon sur Lignon (43) De 09:30 à 17:00

EXPOSITION « REVES BLEU NUIT » PHOTOGRAPHIES DE LAURENT FIOL ET DIEGO MARTINEZ.

Du 05 juillet 2026 au 30 août 2026

Expositions, Ecologie

EXPOSITION « REVES BLEU NUIT » PHOTOGRAPHIES DE LAURENT FIOL ET DIEGO MARTINEZ.

Laurent FIOL est un artiste photographe de Côte d’or qui se consacre pleinement à la photo nature et plus particulièrement à la proxi macro, exploitant la campagne dijonnaise, pour ses compositions artistiques. Son style est marqué par la création à la prise de vue d’ambiances oniriques, grâce aux réglages de la balance des blancs notamment. Ces clichés sont un hommage à ce que la nature de proximité a de plus grandiose, de plus intime, pour qui sait la regarder, avec une approche amoureuse. Ces œuvres seront accompagnées des majestueuses sculptures d’insectes et d’oiseaux, en verre et métal, de Diego MARTINEZ.

  • Lieu : Maison des oiseaux et de la nature / ouvert tous les jours, de 14h à 18h / Participation libre
  • Inauguration le Dimanche 5 juillet à 16h

Maison des oiseaux et de la nature (Lavoute-Chilhac) De 14:00 à 18:00

A découvrir

Cochon charbon au fumoir

Recommandation

Du 02 août 2026 au 23 août 2026

Expositions

Cochon charbon au fumoir

Le Fumoir est une sorte de cabinet de curiosités. Son initiateur, Bernard Turle, s’amuse à donner à voir des associations fertiles, graves ou drôles, parfois fumeuses. Des oeuvres éclectiques font. liens avec les histoires un peu foutraques du lieu (on ne spoile pas). Quant à l’installation.Cochon Charbon, elle joue avec les.variations.de.couleurs.(de peau).entre.sarcasme et facétie.

Programmée en off du festival d’Auzon, cette expo-installation temporaire vous livre une raison de plus d’aller faire un tour dans la cité médiévale du Brivadois cet été.

 


INTERVIEW

STRADA   Bernard Turle, vous avez ouvert une galerie à Auzon…

Bernard TURLE  Le Fumoir n’est pas une galerie permanente. Chaque année, le 1er dimanche d’août, l’association AuzonToujours organise Arts dans le village. Des artistes et artisans investissent les rues, les caves, les granges d’Auzon. Le Fumoir est l’un de ces espaces temporaires d’accueil de la culture. Il s’associe également à d’autres activités culturelles de la Petite Cité de Caractère. Par exemple, l’installation Cochon Charbon s’inscrit comme en « off » du festival d’Auzon 2026 (2 /22 août).

SA D’où vient le nom : Fumoir ?

BT C’est le terme employé dans les actes de propriété du lieu. Jusqu’à la fin du  XXe siècle, c’était un saloir et précédemment ç’avait été un fumoir. On y salait et fumait saucissons et jambons.

SA Le « Cochon » du titre de l’exposition a-t-il un lien avec cela ?

BT C’est l’un des liens, oui. Il en existe d’autres. J’aime les histoires que racontent les maisons. Or, dans ces murs vivait jadis une dame qui avait une truie, qu’elle promenait en laisse [sans rapport avec le Pornocratès de Félicien Rops !]. C’est en hommage à elle que l’une des premières expositions du Fumoir, Cochonailles, présentait de la charcuterie en laine, exécutée par Aiguilles et Pinceaux, un groupe d’Auzonaises qui, à leur manière, perpétuent une tradition d’activité liée au textile dans les campagnes d’antan : à Auzon, c’était plus spécialement la passementerie.

Et il y a un troisième lien : la Légende du Cochon d’Auzon. Au Moyen-Age, les Anglais assiégèrent la forteresse. Les habitants étaient affamés. Il ne restait plus qu’un cochon. Une bergère proposa de ne pas le tuer mais de l’engraisser avec ce qui restait comme maigre pitance. Ceci fait, on le laissa échapper. Le voyant débouler, rose et dodu, les Anglais s’exclamèrent : « Si leurs cochons sont si gras, c’est qu’ils ont de quoi tenir un long siège ! » Et ils décampèrent.

SA Hormis la rime, pourquoi associer charbon et cochon ?

BT Cette année, nous ouvrons la cave du Fumoir, doublant la surface d’exposition. Or, cette cave a, par le passé, servi de soute à charbon, il en restait des morceaux : ils sont exposés… L’une des histoires que racontent les maisons des environs, c’est celle des mines, dont la Taupe, entre Auzon et Sainte-Florine. Le thème du festival d’Auzon 2026 est « Couleurs, Mouvements… ». J’ai tout de suite pensé au noir du charbon. Le noir, pour certains, n’est pas une couleur, pour d’autres il les englobe toutes ; en Occident, il est plutôt négatif, ailleurs il peut être signe de puissance, positif. Le noir, comme thème, est d’une richesse infinie. J’aime la formule de Bachelard : ‘Le noir est le refuge de la couleur’. D’un point de vue artistique, la notion de ‘noir’ est inépuisable : le noir est une ‘couleur’ profonde comme la roche du promontoire sur lequel est posé notre village médiéval. Le noir est contour : à la Renaissance, il sert de fond à des portraits, fait contraste avec la peau rose des modèles européens.

SA Donc, cochon, charbon… que voit-on dans l’installation… ?

BT C’est une sorte de cabinet de curiosités… Des œuvres – et de simples ‘choses’ – éclectiques qui tournent autour de ‘Cochon Charbon’. La plasticienne Carla van der Werf, qui travaille sur le passé, la mémoire, la géologie… montre des fusains et des modelages de mineurs… L’Italien devenu arlésien Federico Dix, qui expose à Paris, Venise et Florence, montre des photos où le N/n/oir domine. En hommage aux immigrés italiens qui sont venus travailler dans les mines du coin, Odile Bat apporte des touches vives avec son interprétation en laine de la nourriture italienne. Nathalie Titeux a exécuté, en métal de récupération, un puits et, en picassiette, un cochon (elle a des antécédents célèbres : le cochon est très présent en art depuis longtemps… Rops, Koons…).

SA Vous avez expliqué d’où vient le cochon, d’où vient le charbon. Mais où se situe l’articulation entre les deux ?

BT Le noir et le rose sont deux facettes différentes d’une même réalité. N’ oublions pas les cochons noirs… les sangliers… Pour un festival que j’organisais dans le Midi, j’ai écrit le livret d’un spectacle intitulé Rose-Nègre sur l’épopée de la musique noire américaine, avec des musiques de Roland Seilhès. L’installation poursuit donc en quelque sorte un travail entamé plus tôt sur les variations des couleurs de peau. Les Indiens ne parlent pas de nous comme des Blancs, ils disent : Roses. Pour Cochon Charbon, l’articulation a jailli d’une image. Le mineur a été victime, on en a aussi fait un héros. On trouve dans les greniers des pays miniers de vieilles cartes postales en couleurs, éditées autrefois à l’occasion de la Sainte Barbe, patronne des mineurs. Ce sont manifestement des mannequins qui prennent la pose, le visage bien rose. Ces images contrastent fortement avec les représentations de mineurs entassés dans l’ascenseur ou pliés en deux, pioche à la main, couverts de poussières noires (sans parler des trieuses, souvent oubliées par l’histoire officielle des mines). Leurs visages m’ont fait penser au blackface, la tradition théâtrale qui voulait qu’un comédien blanc se grime en Noir. A sa manière, le mineur est un blackface. Et aussi esclave que le Noir de la colonisation. Voilà d’où vient le souhait d’associer cochon et charbon : on aurait pu choisir comme titre ‘la chair et le charbon’ ou ‘le rose et le noir’.

SA Le Fumoir a beau être un espace modeste et temporaire, il résonne d’associations multiples et fertiles…

BT Comme un cerveau, un univers contradictoire et mystérieux mais savamment organisé ! Et avec l’ouverture de la cave, il approche peut-être d’une vérité profonde : celle de l’esprit du lieu ? L’esprit d’Auzon ? »

 

AUZON (43) Galerie Le Fumoir