Première des énergies renouvelables consommées en France, le bois est une source d’énergie propre et respectueuse de l’environnement.Renouvelable, la forêt l’est nécessairement si l’on s’en occupe correctement, c’est à dire en respectant les principes d’une gestion durable.Lors de la photosynthèse, les arbres fixent une quantité de carbone équivalente à celle qui se dégagera lors de la combustion future du bois produit. Ainsi, il n’y a pas d’augmentation de la teneur en gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Le bois de feu est principalement issu de produits à faible valeur marchande et de sous-produits de l’exploitation forestière ou de l’industrie de transformation du bois Cette valorisation énergétique participe de la bonne gestion des massifs forestiers par une sylviculture dynamique réduisant les risques d’incendie ou phytosanitaires. Elle participe également de l’activité économique locale en valorisant des produits habituellement abandonnés. De plus, le combustible bois est une énergie économique et moderne : les chaudières automatiques actuelles ont de très bons rendements de combustion.

 LES QUESTIONS A SE POSER AVANT TOUTE INSTALLATION

Puis-je facilement me fournir en énergie bois (bûches ou pellets) ?

Plus le fournisseur est proche de chez vous, moins vous payerez cher.

Ai-je assez de place pour stocker le combustible ? Où vais-je installer le foyer ?

Mieux vaut viser, dans la pièce de vie principale, un endroit dégagé et laisser les portes ouvertes, afin de bien répartir la chaleur dans la maison. Attention, le mur sur lequel s’adosse le foyer ne doit pas craindre la chaleur (au besoin, il faudra le revêtir de plaques de plâtre résistantes au feu).

Y a-t-il assez d’air dans ma pièce ?

Toute combustion consomme de l’oxygène. Un poêle demande souvent plus de 10 m3 d’air pour brûler 1 kg de bois. Bref, il est indispensable de disposer d’un apport permanent d’air frais. Les performances de l’installation ne doivent pas être perturbées par une VMC ou, dans le cas d’une cuisine ouverte, par une hotte aspirante trop puissante. Nous vous conseillons donc de créer une arrivée d’air extérieure tout près du poêle (vers le jardin ou une pièce ventilée et non chauffée type garage). Mieux encore, si vous êtes équipé d’un modèle étanche, vous pouvez connecter l’arrivée d’air directement sur celui-ci. Vous consommerez ainsi moins de bois. Lorsque le foyer est inutilisé, pensez à obstruer l’arrivée d’air afin d’éviter une déperdition thermique.

Le conduit de fumée est-il déjà posé ?

Si oui, c’est bien, mais pas suffisant. Un artisan doit vérifier si le conduit est adapté au type de foyer souhaité et respecte les normes de sécurité. Pas de conduit ? Attendez-vous à de gros travaux.

Vaut-il mieux un poêle ou une cheminée ?

C’est avant tout une question d’esthétique. Côté performances, le poêle affiche un léger avantage. Le rendement peut aller jusqu’à 85 % pour un poêle à bois, 90 % pour un modèle à granulés, contre 80 % pour une cheminée à foyer fermé.

Vous appréciez les jolies flambées des cheminées ?

Oubliez les modèles à foyer ouvert. Même équipés d’un récupérateur de chaleur, ils ont un rendement toujours inférieur à 30 %. Optez pour un foyer fermé à vitre escamotable, à poser ou à encastrer dans une cloison.

Si, jusqu’en 2006, la cheminée dominait nettement les ventes, la tendance s’est inversée. En 2011, 52 % des foyers vendus étaientdes poêles et l’année 2012 confirme cette évolution. Pourquoi un tel succès ? Le poêle est moins cher à installer et prend moins de place qu’une cheminée.

Vous disposez déjà d’une cheminée ouverte ?

Vous pouvez l’équiper d’un insert, qui offre des rendements supérieurs à 70 %. Pour bien en profiter, il faut réaliser des travaux d’adaptation (conduit, distribution de l’air chaud, etc.).

Un poêle à bûches ou à granulés ?

 Le poêle à bûches

Avantages : la bûche est bon marché et rien ne vaut le charme de sa flambée.

Inconvénients : il faut un grand espace de rangement. Le foyer doit être régulièrement chargé, ce qui peut tourner à la corvée.

Le poêle à granulés

Avantages : plus propre que la bûche, moins encombrant, le granulé a également un meilleur pouvoir calorifique. Sa distribution est automatique grâce à la vis sans fin. Le poêle dispose d’un petit silo intégré et permet une autonomie de quelques jours. Programmable, il peut être allumé à distance et on peut réguler la température avec une télécommande.
Inconvénients : le poêle, le combustible et l’entretien coûtent plus cher. La vision de la flamme est réduite. Les appareils à ventilation, qui pulsent l’air chaud, sont souvent bruyants ; ceux à convection naturelle pas toujours efficaces. Le bruit peut aussi provenir de la vis sans fin. Il faut une prise de courant pour alimenter la ventilation, le moteur de la vis sans fin, la programmation, etc.

Bien choisir et bien utiliser son poêle.  Attention aux installations de mauvaise qualité.

Définir la bonne puissance

Vous la choisirez en fonction du volume à chauffer, de l’isolation de la maison et de la zone géographique. Comptez en général 1 kW/10 m² pour un logement correctement isolé avec une hauteur sous plafond de 2,50 m. Certains poêles (surtout à pellets) permettent de moduler la puissance de façon très précise, en fonction des besoins.

Choisir un foyer à haut rendement

Préférez un modèle affichant plus de 70 % de rendement. Ses performances s’améliorent par une combustion la plus complète possible (avec moins de résidus à la clé), un bon brassage de la chaleur et des matériaux à accumulation qui restituent la chaleur de façon progressive, même feu éteint (pierre ollaire, brique, etc.).

Privilégier une longue autonomie

Un poêle offre en moyenne entre 5 et 12 heures d’autonomie. Un poêle à pellets peut aller au-delà de 24 heures.

Opter pour un modèle peu polluant

C’est-à-dire à faibles émissions de monoxyde de carbone (inodore et mortel) et de particules fines (qui peuvent entraîner des maladies cardio-vasculaires).

S’adresser à un installateur certifié

Les professionnels certifiés Qualibois bénéficient de la mention officielle « Reconnu Grenelle Environnement ». L’installation se fait dans les règles de l’art, avec garantie décennale.

Sélectionner le bon combustible

La bûche. Sa performance dépend de l’essence, du diamètre et du taux d’humidité

– Préférez les feuillus durs (chêne, hêtre, charme), qui se consument lentement.
– Les petits diamètres (8 cm environ) chauffent davantage. D’où l’intérêt de fendre le bois. Les grosses bûches serviront plutôt à prolonger le feu après votre départ, grâce aux braises.
– Un bois sec, contenant moins de 20 % d’humidité, restitue deux fois plus d’énergie qu’un bois fraîchement coupé.

Les granulés : Conçus à partir de sciure de bois compactée, ils sont livrés en vrac ou en sac. Pour être sûr de disposer d’un produit de qualité, bien sec et avec peu de résidus, optez pour la marque NF granulés biocombustibles.La puissance nominale, à ne pas confondre avec la puissance maximale, est la puissance réelle de l’appareil en fonctionnement normal.Le rendement est le rapport entre la chaleur produite par le feu et celle vraiment restituée pour vous chauffer. Plus le rendement est élevé, moins on brûle de bois.L’autonomie est la période durant laquelle le poêle fonctionne sans avoir besoin d’être rechargé. Une donnée assez vague qui dépend du type de bois utilisé et de la puissance souhaitée.

Combien ça coûte ? Données 2012

Bûches : 3,50 cents/kWh

Granulés :          5 cents/kWh
Gaz :                   7 cents/kWh
Fioul :          9 cents/kWh
Électricité : 13 cents/kWh

Entretenir l’installation

Deux ramonages annuels sont nécessaires. Si vous êtes équipé d’un poêle à granulés, adressez-vous à un spécialiste de ce type d’équipement.


 

 LES TARIFS DU BOIS DE CHAUFFAGE EN HAUTE LOIRE 

L’UFC Que Choisir de Haute Loire s’est penché sur la qualité de vos soirées d’hiver. Du 15 au 20 septembre 2014 nous avons questionné 9 négociants en bois, choisis au hasard (tout en couvrant néanmoins les différents secteurs du département) parmi les 36 fournisseurs présents sur l’annuaire de la Haute-Loire. Nous avons simplement pris la précaution de « couvrir géographiquement » le département.

Pour cette enquête, nous avons choisi de préférence les bois durs les plus couramment demandés que sont le chêne et le hêtre.

Dans notre questionnaire téléphonique, nous avons privilégié les buches de 30 et 50 cm en fonction du prix du stère dans les 2 cas possibles :

  • emporté par le client sur place
  • ou livré à son domicile.

Pour une lecture plus simple, dans le tableau ci dessous, les tarifs du bois de chauffage sont dégressifs.

Indépendamment du prix nous avons noté quelques originalités dans les services proposés :

  • l’ESAT du Monastier sur Gazeille s’avère être le seul établissement qui propose le rangement au domicile du client. Dommage que son prix ne soit pas aussi attractif.
  • Surprenant aussi, certains fournisseurs demeurant à l’est du département proposent des livraisons sur l’agglomération du Puy à des tarifs attractifs. Ces tarifs vont vous servir d’indications en fonction de votre domicile pour la livraison. Pour les consommateurs retardataires, pensez à votre commande en prévision de l’hiver qui pourrait être rude !!!

    quelques tarifs de la stère de bois en Haute Loire, année 2014 - données UFC Que choisir 43

    quelques tarifs de la stère de bois en Haute Loire, année 2014 – données UFC Que choisir 43

 

  1. JOUVE   Responsable enquêtes UFC43