A mets simple, vin modeste ; à plat de fête, vin de prestige. Mais à quel prix ? Voulons-nous du bon ou du bling-bling ? Pourquoi les fêtes de fin d’année devraient forcément rimer avec profusion et surenchère marketing ?

Retournons aux origines : Noël, pour les chrétiens, c’est l’anniversaire de la naissance du Christ, dans une simple étable. À cette période de l’année qui coïncide avec le solstice d’hiver, on fête depuis des millénaires le retour de la lumière, les jours qui commencent à s’allonger et l’espérance de nouvelles moisson.

Alors, si on remettait un peu d’authenticité dans nos festivités ?

Table prepared for a family celebration dinner with a tradtional Christmas tree in the background

L’hiver, on a envie de vins plus chaleureux, plus épicés que le reste de l’année. Les plats de saison présentent des caractères marqués, ils s’allient à des vins plus structurés et plus puissants qui savent leur tenir tête et réchauffent les corps.

Le monde vient faire son marché dans les châteaux français

Victimes de leur succès, les grands vins sont extrêmement demandés par les nouveaux riches du monde entier. Le médoc est la terre qui produit le plus de vins chers au monde : pour acquérir une bouteille de Pétrus par exemple, alignez un billet de 1000 euros. La Bourgogne n’est pas en reste, une bouteille de Romanée-Conti, livrée chez vous, vous coûtera entre 10000 à 20000 euros, intouchable donc pour les 99% de l’humanité. Faut-il s’en plaindre et condamner le marché mondial ? Autant apprécier que notre patrimoine viticole fasse rêver la terre entière avec ses grands crus. Nous autres, à défaut de goûter aux divins breuvages du superluxe, nous connaitrons, avec d’excellentes bouteilles à l’image moins prestigieuse, de grands moments de plaisirs gustatifs. N’est-ce pas l’essentiel ?

Le monde des vignerons modestes n’est pas si éloigné des stars des grands domaines.

Ces artisans de la vigne se sont formés dans les mêmes écoles, beaucoup ont travaillé ensemble, élaborant ainsi, récolte après récolte, un savoir-faire qui ne cesse de s’améliorer. Ainsi, des vignobles satellites des Saint Emilion grand cru ou Corton vinifient des pépites. D’autres terroirs moins connus élèvent des vins magnifiques. Comment les reconnaitre ? Oubliez l’étiquette et laissez vous conseiller par vos cavistes.

Pour les fêtes, surprenez vos convives en amenant sur la table de très bons vins entre 7 et 20 euros la bouteille

Les coups de coeur des cavistes

Claudine Beaudouin

Vincent Legrand

Gilles Chouvet

Olivier Drevet